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Fiscalité, investissements : jusqu’à quand la CCPB tiendra ?

  • 8 décembre 2018
  • GD Immobilier
  • Catégories: Actualités

Dotations en baisse : les élus de la communauté de communes du pays bellegardien réfléchissent à une nouvelle organisation.

Gilles Marcon, vice-président chargé des communes, et Patrick Perréard, président, ont présenté la situation financière de la communauté de communes.

Les temps sont durs pour les collectivités. La communauté de communes du pays bellegardien (CCPB) n’échappe pas à ce constat. Les élus des quinze communes du bassin, réunis mercredi à la salle des fêtes de Châtillon-en-Michaille, ont à nouveau tiré la sonnette d’alarme par la voix du président de la CCPB, Patrick Perréard. À l’ordre du jour : le débat d’orientation budgétaire qui a pour but de discuter des budgets alloués aux projets pour 2016 et aussi d’informer sur la situation financière. Et si la CCPB maîtrise bien ses finances, il y a un facteur qu’elle est obligée de prendre en compte : la baisse des dotations de l’État et les prélèvements imposés (lire par ailleurs).

Hausse des taux d’imposition de 3 %

« Entre les baisses de l’État et le fonds de péréquation, nous perdons 400 000 euros sur notre budget », a résumé Gilles Marcon, vice-président aux finances. Si la communauté de communes veut poursuivre ses investissements pour le territoire, elle doit, selon les élus, toucher forcément à la fiscalité.

Les taux d’imposition pour la taxe d’habitation, la taxe foncière, etc. augmenteraient de 3 %.

« J’ai calculé que pour la taxe d’habitation, par exemple, cela va revenir à une hausse de 1 euro par habitant. Ce n’est pas drôle, je sais. Mais nous sommes obligés de continuer à augmenter les taux », a commenté Patrick Perréard.

Il a rappelé ensuite que cela faisait déjà plusieurs années que les taux augmentent (hausse également de 3 % en 2015).

« Soit on prend le train tous ensemble, soit on explose en route… »

« À la création de la CCPB, nous étions partis avec des taux vraiment très bas. On les augmente progressivement pour ne pas faire de grand écart et aussi parce que depuis, on a hérité de nouvelles compétences.»

Patrick Perréard est conscient que cette hausse de fiscalité ne pourra pas durer encore longtemps. Il a précisé que la hausse de la fiscalité (un gain de quelque 50 000 €) ne compensait pas les pertes d’argent émanant de l’État. « Il faut cette année qu’on se décide. Qu’on réfléchisse sur une nouvelle organisation pour continuer à investir dans le territoire et voir comment faire pour pérenniser notre structure. Car, soit on prend le train tous ensemble, soit on explose en route. Ou alors, et ce n’est pas ma volonté pour le moment, on s’abrite vers d’autres territoires. »

Patrick Perréard, déterminé à mener ce combat, a voulu quand même donner une vision optimiste de l’avenir en saluant le travail des élus.

« Malgré tout, je vous rassure, on va encore cette année lancer de beaux projets », a-t-il assuré.

Avant de donner rendez-vous le 17 mars pour un conseil communautaire consacré cette fois-ci au vote du budget primitif.

Adélaïde Schutz